Le voilier, l’amarrage

Le mois de février, c’est tempête; du coup l’amarrage de votre voilier, on y pense…

Les bases de l’amarrage

Tempête ou pas, on commence par les bases. Il existe de nombreuses méthodes d’amarrage, sur ancre, sur duc d’albe, sur pendilles… chacune bien spécifiques au port auquel on accoste.

Sur notre côte basque, on retiendra la classique amarrage ponton/catway et l’amarrage à quai.

La flotte à quai pour les démos

Sur ponton, on retrouve les 4 amarres classiques: deux pointes, pour empêcher le navire de pivoter, et deux gardes, pour l’empêcher d’avancer ou de reculer.

Une pointe s’élance de la pointe du navire (poupe ou proue) vers le ponton en amont et en aval du bateau. Comme si vous vouliez l’écarteler le long du ponton, mais sans nécessairement aller chercher très loin. Ces deux pointes permettront au navire de rester à peu prés parallèle au ponton.

Cependant pour que votre amarrage soit efficace, il ne faudra surtout pas oublier les deux gardes: celles-ci partent aussi de la poupe et de la proue (généralement), vers le maître-bau du navire. Le milieu si vous voulez, là où il est le plus large. Ces amarres sont souvent un peu plus longues que les pointes, et on les tendra bien, afin d’éviter au bateau d’avancer ou de reculer.

Sur catway, légère variante. Si on vient par exemple cul au ponton pour favoriser le débarquement, on mettra alors en place deux pointes arrières (babord et tribord) du bateau vers le ponton, et deux gardes prises sur l’extrémité du catway. Encore et toujours 4 amarres nécessaires et suffisantes.

Les quais et la marée

Reste que par chez nous il est fréquent d’arriver dans un port sans ponton (Lekeitio, Berméo…). On se retrouve alors suspendu à un quai de plus en plus haut au fur et à mesure que la marée descend. (Sur ponton, c’est la passerelle qui est de plus en plus raide à enquiller, mais c’est surtout un problème de semelles ou d’alcoolémie…)

D410 à Lekeitio mai 2015

Là le maître mot c’est « Lasai » comme disent nos amis basques: de la longueur, et un peu de laisser faire. Votre navire va osciller entre deux pointes qui ne se mettront véritablement en tension qu’à marée basse. Charge à vous de contrôler avec les gardes que le bateau reste à peu prés parallèle au quai.

Pas d’inquiétudes, nous ne sommes pas en Manche: ici 5 mètres de marnage, c’est déjà la marée du siècle!

 

Contact: Eric, 06 62 82 34 74, eric@spientete.com