Blog et Actu Voile au Pays Basque

Voile habitable, attention on tourne !

09 Fév 2017, Posté par Laurent Duclos dans Blog

Attention pas de cinéma! Ici moi je vous parle de tourner sur l’eau, et ce n’est pas toujours comme sur un plateau… (Il me vient un citation de tournage pour le coup: « c’est curieux ce besoin chez les marins toujours de faire des phrases… »)

Tourner, sur l’eau, vise à se rapprocher ou à s’éloigner du vent. Ca à de l’allure n’est ce pas? C’est facile a priori, on pousse la barre, ou on la tourne vers le vent, et hop! le voilier pointe son nez plus prés du vent. On appelle ça lofer. Petite subtilité: il faut adapter le réglage des voiles à cette nouvelle direction, qui induit un « nouvel angle au vent ».

Bien sûr un bateau tourne dans les deux sens, on peut à l’opposé « s’éloigner du vent ». On appelle ça abattre. Là aussi, nouveau réglage des voiles.

 

Attention, manœuvres!

Là où les choses se compliquent, c’est qu’à tourner comme une girouette, les voiles finissent par avoir besoin de changer de coté! Il faut alors prendre certaines ficelles à bras-le-corps, et exécuter avec élégance autant que possible l’une ou l’autre de ces deux manœuvres: le virement, ou l’empannage.

 

Virement de bord

Pourquoi virer de bord? Le voilier à ceci de miraculeux qu’il peut remonter au vent, alors que c’est le vent qui « le pousse ». Mais le miracle a ses limites, il y’a un secteur d’environ 45° de part et d’autre du vent ou votre navire n’avancera pas. Quand on veut tourner dans ce secteur, on est obligé de passer le « lit du vent » et de retomber sur l’autre bord. On appelle donc ça « virer de bord ».

Il faut tout d’abord se caler au plus prés du vent, repérer la direction (à 90°) qu’on aura en sortie de virement, s’assurer d’avoir une bonne vitesse, et hop! on lance l’action.

Le barreur va diriger le bateau pour atteindre « rapidement » la direction repérée en amont. L’équipier de voile d’avant va surveiller le moment ou celle-ci commence à se déventer, et larguer en grand l’écoute qui la retenait. Il embraquera rapidement la seconde écoute au moment ou sa voile d’avant franchit le pied de mat. Pour ça deux amis fidèle: célérité et winch.

Pas mal de terme un peu technique là tout d’un coup? Venez nous voir, on vous expliquera tout ça, rien de sorcier en fait…

Pendant ce temps l’équipier de Grand Voile attend que le bateau passe sur l’autre bord et choque sa voile pour la relance. Il peut reborder en position de « prés » dès que le navire a repris de sa vitesse.

Des fois il y’a du vent, peut-être trop, ou bien… , bref, tout ne se passe pas comme prévu. Au barreur alors de gérer sa rotation et la force que le vent met dans les voiles. Avoir à « passer la jupe », surpatter, gérer un manque-à-virer… là encore on a des choses à vous raconter, mais sur l’eau ce sera plus fun 😉

 

EmpannageBouée au vent

C’est LA scène de film. Celle où le vilain (ou le gentil dans les thrillers) se fait ramasser par un grand coup de bôme et passe par dessus bord. En pratique, tout ça se contrôle et se passe bien, du moment que vous connaissez votre affaire.

Il faut doucement amener son bateau au plein vent arrière. La voile d’avant va se retrouver masquée par la Grand Voile et se dégonfler. C’est le signe qu’il faut stabiliser la trajectoire du bateau et faire passer la voile sur l’autre bord. On fera de même avec la Grand Voile en prenant soin d’avaler toute l’écoute rapidement avant de la laisser filer à nouveau dès que la voile change de bord.

 

Et la mer dans tout ça?

Comme je le disais au début, elle n’est pas toujours calme comme un plateau. Le plus souvent la mer vient dans le sens du vent. Au prés quand les creux sont un peu marqués, on aura intérêt à attendre que le voilier se soulève sur la crète d’une vague et libère ainsi son étrave, il tournera d’autant plus facilement.

Au portant pour empanner, le bateau peut partir au surf dans les vagues. En accélérant il rend la manoeuvre plus facile (moins de pression pour border la GV), et c’est l’occasion à saisir.

 

Et le spi aussi ?

Et le Spi aussi oui, mais c’est une autre histoire, revenez au chapitre « Spi »!

 

Contact: eric@spientete.com, 06 62 82 34 74

Instruments à vent !

04 Déc 2016, Posté par Éric Caule Duler dans Blog

Une rencontre engendre parfois un projet… A l’origine Brice de l’Atabal de Biarritz nous a rencontrés pour nous proposer une action commerciale.

 

Création musicale

Mais après une discuimg_2260ssion sur nos projets respectifs, nous sortons du sujet de base et partons sur une autre idée : un projet de croisière avec des jeunes et un artiste afin de découvrir la région par la mer, sur un voilier, et d’en faire une chanson.

Le centre Maria Pia de Biarritz est intéressé pour partir dans l’aventure. Le premier contact entre les animateurs du centre, le représentant de l’Atabal, l’artiste et Spi en Tête, porte sur le matériel, voilier, la gestion de la vie à bord, les temps de navigation et de création musicale.

Tout ce petit monde est emballé pour réaliser ce projet. C’est parti, l’idée fait son chemin. Après une recherche de financement initialement infructueuse, nous mettons finalement en place le premier projet pour la Toussaint 2016.

 

Embarquement pour Donostia !img_2263

Nous y sommes: trois voiliers et leur skipper, seize jeunes et les animateurs du centre Maria Pia avec l’artiste sont prêts à embarquer ce lundi 24 octobre sur le port d’Hendaye. Nous partons en milieu de matinée pour naviguer à destination de l’Espagne avec un pique-nique durant le trajet. Première étape, San Sébastien avec son port typique en bordure de la Concha. Dès l’arrivée, les jeunes partent sur la plage pour leur première session artistique pendant que les skippers s’occupent des formalités portuaires. Puis, un brin de toilette pour tous se fait dans la « chic » bâtisse du Real Club Nautico. Après un repas concocté et organisé par les jeunes à bord des voiliers, une veillée avec des jeux sur le port termine une journée bien remplie.

 

Escale à Getaria

Le mardi 25 octobre, après le réveil et le petit déjeuner à bord, bye bye San Sébastien, nous voilàimg_2274 parti en flotte vers Getaria. Après deux bonnes heures de navigation, nous accostons dans ce port de pêche bien connu des marins pour être un bel abri grâce à son piton rocheux que surplombe un phare et à son sommet un atalay avec une vue imprenable. La météo nous offre une douceur et du soleil et nous allons, du coup, déjeuner sur la plage.

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La seconde session artistique commence et nous sentons que les jeunes s’impliquent bien dans la recherche du thème à aborder pour leur chanson ainsi que dans la proposition de textes. Une chasse au trésor dans la ville viendra clôturer cette journée idéale.

Getaria est connue grâce à un commandant de navire de Magellan, El Kano, natif du fief basque aussi connu pour son vin blanc primeur, le txakoli. Les skippers et animateurs transforment les trois voiliers en pizzeria pour rassasier tout ce petit monde dès leur retour de la chasse au trésor. Pour finir, les jeunes se remettent dans leur composition, le texte prend forme et les premières notes donnent une trame à la future mélodie.

La nuit passe et le lever du soleil nous offre de magnifiques couleurs rouges orangées. Après le petit déjeuner, toute la troupe monte le piton rocheux nommé el raton, afin de se dégourdir les jambes et de profiter de la vue.

Nous partons sur Pasajes en pique niquant durant la navigation. La fatigue gagne les jeunes, ils profitent du voilier bercé par la houle pour se reposer.

 

Mise en musique à Pasajes

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Nous arrivons à Pasajes avec son entrée du port impressionnante. Nous devançons une série de quatre cargos qui sont, pour les plus gros, soigneusement encadrés de remorqueurs car l’espace de navigation reste étroit. Les jeunes débarquent avec la volonté de terminer la chanson pour la fin d’après-midi. Pour cela, ils vont dans une salle réservée au musée de la maison de Victor Hugo située du côté San Juan de Pasajes. Les skippers en profitent pour faire un nettoyage et l’avitaillement des navires. Pour la dernière soirée, ce sera tapas sur le quai avec des jeux et un peu de musique. C’est la dernière nuit et les jeunes ne voudraient plus qu’elle s’arrête.

 

Le dernier jour

Après le petit déjeuner vient le moment de la répétition, les jeunes présentent aux skippers leur réalisation. Nous sommes bluffés, impressionnés!! Suite à cette représentation intimiste, nous déjeunons sur nos voiliers respectifs et prenons la mer pour revenir à notre point de départ, Hendaye. Arrivé au port, tout le monde s’affaire pour débarquer, ranger et nettoyer son voilier. En même temps les mini bus arrivent pour récupérer tout ce petit monde.

C’est la fin de la croisière, il reste encore aux jeunes à faire la représentation à l’Atabal, devant les parents, et où sera enregistrée un CD.

C’est une réussite, le cru 2016 est le premier. Les jeunes de Maria Pia ont placé la barre haute!

 

Nous, nous sommes re-partants! Musique, dessin, théâtre, qui se sent prêt à venir composer à bord?

 

Contact: eric@spientete.com, 06 62 82 34 74

éole en course avec le père Noël !

20 Nov 2016, Posté par Laurent Duclos dans Blog

Vendée Globe, America’s cup, trophé Jules Vernes… riche actualité course au large en ce moment! Nous aussi ça nous fait rêver, mais c’est bien lors de nav’ de 2 ou 3h devant la baie d’Hendaye qu’on se fait plaisir tous les jours, et ça! c’est accessible à tout le monde! Et pour le coup, pas la peine de partir en course après le père Noël…

… il est venu à vous!

Bienvenue à bord!

 

cadeau de Noël

 

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